Bébé 6 mois allaité et très sensible à son environnement. Endormissements au sein et réveils nocturnes.

Bonjour,
Louise à 6 mois et demi.
Allaitée exclusivement
Pas de crèche je l’ai H24
Frère de 2 ans et demi: crèche 3 jours par semaine

Mode d’endormissement : Sein uniquement pour les endormissements du soir et les réveils nocturnes. Endormissement en journée bras ou porte bébé.
Si j’arrive à la poser dans son lit je dois mettre bruit d’aspirateur en fond.
Je dors avec elle dans son lit cabane et parfois dans la nuit je bascule sur le matelas à côté de son lit.

Réveil du matin:Réveil naturel entre 5h20 et 6h50
Le plus fréquent : 5h30–6h30

Siestes

Sieste 1
Horaire : 7h30–9h30
Temps d’éveil avant : 1h45–2h
Durée : 45 min – 1h10

Sieste 2
Horaire : 11h30–13h
Temps d’éveil avant : 2h–2h30
Durée : 1h–1h40

Sieste 3
Horaire : 15h–17h
Temps d’éveil avant : 2h30
Durée : 30–45 min


Coucher

Heure habituelle : 18h15–19h30
Temps d’éveil avant coucher : 2h20–2h40 (souvent 2h30)


Nuit

Sommeil total nuit : 10h–11h30

Plusieurs microréveils en première partie de nuit
Au moins un réveil nécessitant le sein pour se rendormir.mais souvent 2 voir 3 fois où je dois revenir dans la chambre, l’apaiser au bras ou en lui parlant ne fonctionne pas elle finit par hurler et je lui redonne le sein pour la rendormir. Elle met également énormément de temps à lâcher le sein . Je l’endors Au sein couché, et quand j’arrive enfin à sortir elle me rappelle 1 ou 2 fois entre 19h et 21h. J’ai un rituel du soir, changement de couche avec petite chanson, chambre avec musique douce sur la box Morphée, je met la gigoteuse et je lui donne la tétée allongée.nuit noir dans la chambre et lumière tamisée dans la maison.

Sommeil total sur 24h: 12h30 à 14h
Moyenne : ≈ 13h30 / 24h

Points particuliers

Très sensible aux stimulations du matin (ex : LAEP, biblio), ce qui complique la sieste 1.

En plein développement moteur (4 pattes / tentatives de se mettre debout).

Très forte association au sein pour les endormissements du soir et les réveils nocturnes.

Questions et points à travailler pour Louise

1. Endormissement du soir

Louise ne s’endort qu’au sein le soir, et refuse les bras ou toute autre méthode.

Comment instaurer une autre association d’endormissement sans provoquer une détresse importante ?

Quelle routine du soir adopter quand je suis seule avec les deux enfants (bébé + aîné de 2 ans et demi) ?

Comment gérer la période de 18h–19h, qui est la plus compliquée chez nous (fatigue + gestion du grand) ?

2. Réveils nocturnes

Louise se réveille plusieurs fois en première partie de nuit et ne se rendort qu’au sein.

Comment réduire l’association sein-sommeil la nuit sans pleurs inconsolables ?

Quelle méthode est la plus adaptée à son tempérament (réconfort dans les bras ? présence dans la chambre ? méthode graduelle ?)

Est-il normal qu’elle ait autant de réveils à cet âge malgré des siestes globalement bonnes ?

3. Réveil du matin très tôt

Réveil stable entre 5h20 et 5h40, malgré le fait que je ne la fais pas sortir de la chambre avant 6h depuis longtemps.

Comment travailler pour décaler ce réveil du matin ?

Doit-on agir sur :

le coucher du soir ?

la durée ou l’horaire des siestes ?

l’association au sein ?

4. Siestes

Louise fait de bons cycles mais reste sensible aux stimulations extérieures (ex : sorties, LAEP).

Comment préserver les siestes tout en continuant d’occuper l’aîné ?

Faut-il viser des fenêtres d’éveil fixes ou rester flexible selon les jours ?

Comment favoriser un endormissement plus autonome en journée ?

5. Développement moteur

Elle fait du 4 pattes et tente de se mettre debout.

Quel impact cela peut avoir sur :

ses endormissements,

ses réveils nocturnes,

ses siestes ?

Bonjour,
Merci pour votre message si précis — on sent que vous observez Louise avec énormément d’attention malgré votre charge familiale (et la fatigue qui va avec).
Je vais répondre point par point:
1. Endormissement du soir exclusivement au sein : comment évoluer sans détresse ?
À 6–7 mois, s’endormir au sein est totalement cohérent : c’est un mode d’auto-apaisement efficace, instinctif, et neurologiquement adapté. On ne “remplace” pas un repère aussi fort en le retirant : on ajoute d’abord, puis seulement, sur le long terme, on peut rééquilibrer.
Comment introduire une autre association, en douceur ?
Avant de penser “changer”, on pense “superposer” :
Ajoutez un repère sensoriel constant pendant la tétée : pression ferme de la main, caresses lentes dans le dos, petite chanson murmuré, tapotements réguliers…
Laissez ces gestes continuer après avoir retiré le sein. Si elle proteste → on revient au sein. L’objectif n’est pas la résistance mais la familiarisation.
Quand la succion ralentit, retirez doucement le sein, et prolongez uniquement le geste choisi (main posée, chant…).
Une gigoteuse très contenante peut aussi devenir un repère d’apaisement solide.
Quand vous êtes seule avec les deux enfants :
Le soir, c’est objectivement la zone la plus difficile (chez tout le monde). Viser la perfection est inutile — viser la faisabilité suffit.
Impliquez votre aîné : choisir la gigoteuse, appuyer sur le bouton de la box, “aider” à étendre la couverture…
Laissez Louise téter sur le matelas pendant que vous lisez une histoire au grand. Ce n’est pas une routine “Pinterest”, mais c’est une routine fonctionnelle.
Si tout dérape, le portage pour l’endormir ce soir-là n’est pas un échec : c’est une adaptation.

2. Réveils nocturnes : normalité et pistes d’apaisement
Les bébés allaités de cet âge ont souvent plusieurs réveils — mais le nombre exact dépend du tempérament, du développement moteur… et du rythme.
→ Ce qui est normal :
Besoin du sein la nuit (faim réelle, pic de croissance, soif, besoin d’apaisement sensoriel).
Micro-réveils fréquents en début de nuit.
→ Ce qui mérite observation :
Certains jours où les siestes sont plus courtes ou plus longues : est-ce que ça change ses réveils nocturnes ?
Si oui : le rythme est une vraie piste d’ajustement.
Pourquoi récupérer le sein à chaque réveil ?
Parce que :
la succion = régulation sensorielle immédiate,
la présence = ancre de sécurité,
et parfois… elle a faim.
La capacité biologique de tenir une nuit entière ne garantit pas qu’elle ait assez mangé le soir pour ne pas avoir faim.
Comment diminuer l’association sein / rendormissement ?
Ici encore : on remplace avant d’enlever.
Introduire la nuit aussi un repère sensoriel alternatif : main, pressions, murmures.
Essayer de répondre d’abord avec ce repère (10–20 secondes), puis passer au sein si elle monte en détresse.
Éviter absolument la lutte : si elle hurle, c’est que le repère alternatif n’est pas encore assez solide.

3. Réveil matinal tôt (5h20–6h30)
– Le sommeil nocturne de Louise (10–11h30) est compatible avec ce que l’on attend à son âge. Beaucoup de bébés dorment 10 à 11h max la nuit, donc en se couchant très tôt, le réveil suit logiquement ! Si, par exemple, elle s’endort bien à 18h30, se réveiller vers 5h20 s’inscrit dans sa physiologie actuelle.

– Décaler le coucher de 10–15 minutes tous les 3–4 jours, tout en observant qu’elle ne soit pas trop fatiguée. Parfois, cela “glisse” la tranche de sommeil sur la matinée.

– Garder la chambre dans le noir absolument, jusqu’à l’heure à laquelle vous souhaitez vous lever (pas de lumière, ni de sortie du lit), comme vous le faites déjà. Mais parfois, cela prend des semaines avant que l’horloge biologique bascule.

– Les siestes : si la première est vraiment tôt (7h30–9h30), cela ancre un rythme “lève-tôt”. Pousser doucement cette sieste, par tranche de 5 à 10 minutes, peut parfois jouer sur l’heure finale du matin. Voici un post utile : [Augmenter les temps d’éveil sans pleurs](https://www.instagram.com/p/DAL_Z_JKu1S/?img_index=1).

4. Siestes et sensibilité à la stimulation
Louise est manifestement très sensible aux stimulations le matin : fréquent à cet âge, surtout avec un développement moteur intense.
Comment préserver ses siestes tout en gérant le grand ?
Favoriser les siestes en mouvement les jours stimulants : poussette, portage, siège auto (lorsqu’il y a un trajet), car le mouvement inhibe les autres flux sensoriels.
Proposer une pause sensorielle juste avant la sieste : lumière tamisée, bercement lent, silence.
Penser “flexible mais cohérent” plutôt que fenêtres d’éveil fixes : 2h–2h30 est une moyenne, mais elle peut varier selon la stimulation vécue.
Autonomie de sieste :
Elle viendra après que les endormissements du soir et les nuits soient un peu plus stables. On commence toujours par le soir (plus facile), puis la nuit, puis les siestes.

5. Développement moteur (4 pattes + tentatives debout)
C’est LE combo explosif pour la fragmentation du sommeil.
Le 4 pattes est l’une des acquisitions les plus perturbantes pour le sommeil : il mobilise la coordination bilatérale, l’alternance des appuis, et plein de circuits neurologiques de base.
Résultats fréquents :
endormissements plus longs,
micro-réveils plus nombreux,
“entraînement” en plein sommeil ..
Cette phase est intense… mais passe.
On peut l’aider avec plus de temps moteur au sol la journée, pour qu’elle décharge son envie d’exploration AVANT la nuit.

Vous gérez une situation exigeante : deux jeunes enfants, un bébé sensible et en plein boom moteur, des soirées en solo, et un allaitement qui structure tout son apaisement.
Vous faites déjà un travail immense.
Et oui : il y a clairement des leviers pour alléger les soirées, adoucir les nuits, et améliorer les réveils matinaux — mais rien ne passe par la lutte, ni par l’abandon du sein, ni par une “méthode”. Juste par un rééquilibrage progressif, cohérent, centré sur la sécurité affective. Courage à vous!

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