Bébé 5 mois APLV et RGO, comment réduire les réveils, lui faire accepter son lit, et que on papa puisse aussi l’endormir?

Bébé 5 mois APLV et RGO / diversifié depuis 1 mois
Accouchement naturel qui c’est très bien passé
Dort dans notre chambre depuis le début

Bébé fait trois siestes / jour : avec temps d’éveil 1h30 puis 2h puis 2h puis 2h30 pour le coucher
Rituel soir : bain / histoire et câlin / dodo

– Ne dort plus dans son cododo depuis 1 mois
– Se réveille beaucoup de fois la nuit (+ 2 réveil biberons la nuit) avec parfois des temps d’éveils longs (+1h)
– S’endort que dans les bras et uniquement avec maman

Comment aider bébé à dormir sur son lit et surtout à moins se réveiller la nuit ? Comment inclure papa dans l’endormissement ?

Merci

Bonjour,
Merci pour votre message détaillé, et bravo pour votre vigilance et votre écoute des besoins de votre bébé, surtout dans un contexte d’APLV et de RGO.
Un point sur vos questions
1. Comment aider bébé à dormir dans son lit et à moins se réveiller la nuit ?
À cet âge, il est tout à fait normal que votre bébé ait encore besoin de proximité et de contact pour s’endormir et rester endormi. Réussir à passer du cododo au lit du bébé se fait rarement d’un coup, surtout si l’endormissement a toujours eu lieu dans les bras de maman. Cela ne veut pas dire que vous avez raté un “train” de l’autonomie — simplement que la biologie et l’attachement pèsent plus lourd que tous les manuels.
Quelques pistes à expérimenter, si vous en avez l’énergie et la curiosité :
Rendre le lit plus “accueillant” : odeur familière (petit t-shirt portant votre odeur à proximité), drap réchauffé avant la pose, lumière très tamisée, bruit blanc (parfois utile avec un terrain RGO).
Diminuer le contraste bras-lit : garder les mains fermement posées quelques secondes/minutes après la pose, chuchoter doucement, caresser.
Décomposer l’endormissement : endormir bébé dans les bras près du lit, puis dans les bras mais dans le lit, puis avec la main posée seulement… de petites étapes de “défusion”, sans brusquer ni forcer.
Revenir au cododo temporairement si besoin : si tout le monde dort mieux ainsi, ce n’est jamais un “retour en arrière”, mais une stratégie de survie parentale et une sécurité pour bébé.
2. Comment réduire les réveils nocturnes (dont deux biberons la nuit, réveils longs) ?
Deux réveils biberon à 5 mois, c’est courant, surtout avec APLV/RGO : digestion parfois moins efficace, courbe de croissance fluctuante, besoin de contact accentué.
Les temps d’éveil nocturnes plus longs autour de 4–6 mois sont aussi typiques : acquisitions motrices, surcharge sensorielle, ou simplement une étape biologique où le sommeil devient plus “adulte”… donc plus saccadé.
Quelques points d’attention :
Vérifier en douceur si le rythme de journée convient (parfois allonger légèrement un temps d’éveil ou éviter une sieste trop tardive aide la nuit).
Lumière naturelle le matin (même brièvement) et obscurité le soir pour soutenir le rythme veille-sommeil.
3. Bébé ne s’endort qu’avec maman : comment inclure papa ?
Le “papa mis sur la touche” est très classique à 5–6 mois. L’attachement devient plus sélectif, et bébé choisit souvent une figure de référence (fréquemment maman, surtout quand elle assure les soins et les nuits). C’est frustrant, mais c’est une phase.
Ce que papa peut faire malgré tout :
Investir d’autres moments doux : bain, change, jeux calmes, portage en journée, petits rituels hors sommeil.
Être présent sans forcer l’endormissement : rester en soutien, parler doucement, proposer ses bras juste avant le relais.
Avec la répétition, l’attachement s’élargit (souvent entre 8 et 12 mois, parfois avant, parfois après). Inutile de forcer une répartition “égalitaire” immédiate — cela mène surtout à des pleurs (de bébé et de parents).
Dernier point – pour la paix des nuits
Parfois, choisir la stratégie du moindre mal est la plus sage : pendant quelques semaines ou mois, le parent qui endort le mieux continue, pendant que l’autre se repose, gère le bain, le repas… ou récupère.
Si les nuits se dégradent franchement, ou si les signes digestifs/reflux s’accentuent, n’hésitez pas à consulter votre pédiatre ou un·e professionnel·le de santé formé·e à ces problématiques.
Vous tenez bon dans un moment pas simple — et ce n’est vraiment pas rien.

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