Bébé 4 mois, comment fixer l’heure des tétées et quel rythme avoir pour un coucher pas trop tardif

Hello, bébé va avoir 4 mois dans les prochains jours. Il est exclusivement allaité aux seins. 2 questions : comment fixer les heures de téter (objectifs améliorer ma production de lait et pouvoir un minimum m’organiser) & comment aider à rythmer les heures de siestes (il commence à en faire régulièrement 1 le matin, 1 en début d’après-midi et 1 vers 16h30. La dernière fait qu’il est difficile a coucher le soir.. de 18h nous passons a un peu plus chaque jour nous sommes a 21h30 en ce moment)
A noter : je l’endors uniquement au sein (je ne sais pas comment faire autrement..), il dort dans un lit a côté de notre lit voir parfois avec nous. Il est né a 40 SA. Il fait des siestes d’une heure 100% collé à moi (au sein quasiment toute la durée de la sieste ou en porte bébé) et la nuit c’est très variable (parfois il se réveille toutes les 2 heures comme parfois il y a seulement 1 réveil dans la nuit). Il ne se rendort jamais seul en début de nuit (il se rendort au sein) mais la nuit souvent il se rendort seul.

Bonjour,
Merci d’avoir pris le temps de décrire avec autant de détails la situation de votre bébé de bientôt 4 mois. Ce que vous traversez est incroyablement courant… et, même si la fatigue s’accumule, tout ce que vous vivez est physiologique, attendu et surtout, ne traduit aucun “mauvais pli” dans sa façon de se nourrir ou de dormir. Vous répondez à ses besoins de façon admirable, et ce n’est vraiment pas anodin. Je vous apporte quelques repères pratiques pour vous soutenir, et vous permettre d’adapter ce qui peut l’être, sans pression de “rectitude” ou de recette magique, car — soyons clairs — il n’existe pas de planning parfait à cet âge.
1. Allaitement et horaires de tétées : équilibre entre organisation et physiologie
À 4 mois, le lait maternel se fabrique “à la demande” : plus bébé tète, plus votre production s’ajuste. C’est donc la fréquence et l’efficacité des tétées qui soutiennent la lactation, bien davantage qu’un timing précis. Certains bébés tètent à intervalles assez réguliers, d’autres restent de grands amateurs de “grignotage”, avec des rythmes très variables selon les jours, les pics de croissance, l’état émotionnel ou la stimulation environnante.
Il est aussi important de savoir que la fréquence et la durée des tétées ne dépendent pas uniquement du bébé, mais aussi de la lactation elle-même. Certains bébés vont naturellement téter plus souvent parce que leur organisme “sent” qu’il a besoin de stimuler davantage la production. Dans ce cas-là, espacer volontairement les tétées ou tenter d’imposer des horaires fixes peut avoir l’effet inverse de celui recherché : au lieu de “structurer”, cela peut fragiliser la lactation, entraîner des tétées moins efficaces, et parfois… encore plus de demandes nocturnes.
C’est pour cela que, à cet âge, vouloir caler des horaires stricts comporte un vrai risque : on agit alors sur un système hormonal finement régulé, encore très dépendant de la stimulation.
Quelques repères utiles, en l’état actuel des connaissances :
Une légère structure peut parfois aider (par exemple proposer le sein à chaque période d’éveil), mais sans rigidité.
L’offre crée la demande : proposer régulièrement le sein en journée, surtout si bébé est facilement distrait, soutient la production.
Vers 4 mois, beaucoup de bébés sont tellement captivés par le monde qu’ils tètent moins bien le jour… et se rattrapent la nuit. Cette phase est très fréquente et ne dit rien d’un “manque” de lait.
Si ces questions de lactation deviennent une source d’inquiétude ou si vous souhaitez être accompagnée plus finement, je vous encourage vraiment à vous tourner vers une professionnelle spécifiquement formée en lactation, comme une consultante IBCLC. Marina Boudey (Lact’essence), par exemple, fait un travail très sérieux, mais toute IBCLC pourra vous aider à y voir clair sans mettre en péril votre allaitement.
2. Rythme des siestes et coucher du soir
Votre bébé commence à montrer un semblant de rythme : bravo, c’est déjà un cap. Trois siestes à cet âge, c’est physiologique. Vous observez que la troisième sieste retarde de plus en plus le coucher du soir, ce qui est extrêmement fréquent autour de 4–5 mois.
De petits ajustements doux peuvent parfois aider :
Raccourcir la troisième sieste si possible.
Ou l’avancer légèrement, en ajustant progressivement la première sieste du matin.
Accepter que la fenêtre d’éveil du soir s’allonge un peu avec l’âge.
Là encore, rien n’est figé. Si un ajustement augmente l’agitation ou la fatigue, on revient en arrière. Ce sont des essais, pas des obligations.
3. Endormissement au sein et autonomie
Endormir votre bébé au sein est parfaitement normal à cet âge. Les bébés n’ont pas encore la maturité neurologique pour s’endormir seuls sans accompagnement, parfois bien au-delà de 4 mois. Le sein est un puissant régulateur physiologique et émotionnel.
Endormir au sein ne “bloque” pas l’autonomie future. Au contraire, la sécurité construite aujourd’hui facilite souvent les séparations de demain. Si vous souhaitez introduire d’autres modalités d’apaisement, c’est possible, mais ce n’est ni urgent ni obligatoire.
Les siestes de contact plus longues sont également normales tant que les cycles de sommeil restent courts. Et si le portage ou le peau-à-peau vous permettent de souffler un peu, ce sont de vraies ressources, pas des béquilles à supprimer.

Bon courage à vous, et prenez soin de vous aussi, autant que possible.

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