Bébé 28 mois, difficultés de sommeil et besoin de réassurance ++ depuis hospitalisation.

Mon fils a 28 mois, il a le sommeil compliqué depuis la naissance 😅 ( bébé fomo)
Il est allaité, il a son lit dans notre chambre dort la première partie de la nuit dans son lit et fini dans le lit avec maman. Il avait pris un rythme pas trop mal où il dormait un premier jet de 5h +- et il se réveillait 2, 3 fois rapidement. Il a été hospitalisé début septembre et depuis nuit et sieste sont compliqués réveil plus fréquent et grosse bataille pour s’endormir. Est ce normal? On a pas changé de routine…

Bonjour,
Ce que vous vivez depuis l’hospitalisation de votre fils début septembre est non seulement normal, mais presque “classique” à cet âge et dans ce contexte — même si cela n’enlève rien à la fatigue ressentie.
Pourquoi ce chamboulement ?
Chez un tout-petit, chaque élément marquant (maladie, hospitalisation, déménagement…) peut bouleverser la sécurité intérieure et, avec elle, le sommeil.
L’hospitalisation, même brève et bien entourée, reste une expérience émotionnellement très forte : nouvelles têtes, gestes médicaux, parfois douleurs ou séparations, etc.
Sans compter qu’à cet âge (et jusque bien plus tard !), le sommeil n’est jamais une donnée acquise mais une construction fragile, très sensible à l’environnement comme au vécu émotionnel.
Même sans hospitalisation, beaucoup d’enfants repassent par des phases où :
l’endormissement redevient difficile,
le sommeil se morcelle,
le besoin de contact ou d’allaitement s’intensifie.
Ce n’est ni une “mauvaise habitude”, ni quelque chose que vous auriez dû ou pu éviter : c’est une adaptation saine à une période insécurisante où le développement cognitif explose.
Votre organisation — début de nuit dans son lit, puis fin de nuit avec vous — est parfaitement adaptée à ses besoins du moment et à votre fatigue.
Elle ne créera pas de “dépendance éternelle” (malgré tout ce qu’on peut lire…), mais cimente le socle de sécurité dont il a besoin pour retrouver, à son rythme, une nuit plus stable.
Quelques pistes pour adoucir cette période
Lâcher la pression : Il n’y a rien à “rétablir” ni d’inquiétant tant que tout le monde dort un minimum. Le retour à un sommeil plus fluide se fait souvent spontanément, une fois l’émotion digérée.
Renforcer la sécurité la nuit :
Continuez les endormissements au sein et les nuits partagées si cela vous permet de moins lutter et de vous reposer.
Certains enfants ont, après un stress, besoin de plusieurs semaines (voire quelques mois) de “cododo partiel” avant de retrouver leur autonomie.
Temps de reconnexion le jour :
Multipliez les moments de pleine disponibilité (jeu/lien sans distraction) en journée, pour compenser la charge émotionnelle vécue à l’hôpital.
Cela rassure et peut apaiser les difficultés nocturnes.
Stimulation sensorielle :
S’il tourne/retourne/résiste à l’endormissement, proposez des massages, des pressions profondes avec un coussin, ou portez-le en écharpe avant le coucher.
Certains enfants déchargent la tension corporelle ainsi, ce qui aide à “lâcher” au moment du sommeil.
Disponibilité “sans surenchère” :
Parfois, plus on s’inquiète de la bataille du soir, plus l’enfant la sent.
Si vous pouvez rester “présente mais peu investie” (juste là, posée, sans relancer ni vous agacer), l’enfant s’autorise plus vite à céder au sommeil.
Les pépins de sommeil après une émotion forte chez les enfants sont quasi systématiques, et leur résolution ne tient pas au contrôle strict du rituel, mais bien à la réassurance active et au temps.
Vous êtes la bonne personne, dans le bon timing pour accompagner tout ça… Le sommeil se reconstruira, car votre disponibilité et votre alliance sont intactes.
Si jamais le moral flanche ou que la fatigue devient ingérable, n’hésitez pas à demander du relais autour de vous et à prendre soin de vous en priorité.
On ne peut rien “enseigner” à un enfant (ni le sommeil, ni l’autonomie) quand on est nous-même à bout de forces : c’est une équation universelle… mais niée dans la culture du “bébé autonome”.

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