Bébé 22 mois, 3 réveils biberon la nuit.

Bonjour, et merci de faire cela 🫶
J’ai un petit bonhomme de 22 mois ici qui se réveille encore 3 fois la nuit pour un biberon (allaitement arrêté à 3 mois environ…), se rendort aussi vite après donc vraiment « pratique » pour nous. Surtout que nous sommes en cododo, ce qui a déjà supprimé quelques réveils. Mais cela reste des réveils et n’avons pas fait de nuit complète ou plus de 3-4h d’affilée avec mon mari et sommes un peu épuisés. En effet, mon fils n’a jamais de nuit complète et j’entends plus de 5-6h d’affilée depuis qu’il est né.
Je sais que les biberons de nuits ne sont pas idéals pour le rendormissent, mais j’ai déjà tenté de réduire, de ne pas donner et 45 min à pleurer dans mes bras à réclamer son biberon, je préfère encore lui en donner un, deux ou trois 😅.
Comment l’aider à réduire ses biberons et surtout le nombre de réveil par nuit.
L’endormissement est également laborieux, il s’endort avec la présence d’un ou des deux parents dans notre lit à tous les 3, ça peut prendre 1h mais ça ça va encore. C’est vraiment les réveils nocturnes qui sont difficiles.
Si vous avez des tips !
Merci pour tout

Bonjour et merci pour votre message si honnête, et pour votre confiance.

Avant tout, bravo : tenir le cap avec un enfant de 22 mois qui se réveille encore plusieurs fois la nuit, c’est tout sauf anodin, meme si cela reste courant: en l’état actuel des connaissances, de très nombreux enfants conservent encore des éveils nocturnes importants autour de 2 ans, avec souvent ce réflexe du biberon (ou du sein, ou du câlin…).

La situation que vous décrivez n’a très probablement rien de pathologique : elle traduit un besoin de régulation et de sécurité de votre petit — et tout aussi légitimement, votre besoin de préserver votre propre sommeil !

### Quelques repères pour votre situation

– **À 22 mois**, sur le plan physiologique, la plupart des enfants n’ont plus un vrai besoin nutritionnel la nuit… mais leur cerveau peut avoir besoin, par contre, de moyens d’apaisement très puissants (biberon, succion, contact, présence).
– Le fait qu’il se rendorme très vite après chaque biberon confirme effectivement que le besoin principal est probablement la succion / le contact, plus que la faim.
– Avoir déjà instauré le cododo est un énorme point fort : cela réduit les frustrations et les réveils prolongés, même si ça ne suffit pas à “faire ses nuits”.

### Sur la question des biberons de nuit

Vous avez déjà essayé de diminuer ou supprimer le biberon, et votre fils ne fait pas semblant quand il réclame… Votre réaction (renoncer à 45 minutes de pleurs dans les bras et préférer redonner le biberon) est honnête, saine, et respectueuse de vous deux.
### Est-il possible de réduire (et comment) ?

Oui, il est possible de réduire progressivement les biberons, mais pas sans une dose de ruse, de patience, et d’acceptation du tempo de votre enfant. Voilà quelques pistes qui ont aidé d’autres familles (à adapter selon votre intuition et vos limites) :
– **Routine du soir encore plus ritualisée** : verbalisez chaque soir ce qui va changer (“La nuit, il n’y a plus qu’un seul biberon. Le lait dort. Mais papa et maman restent là avec toi, tu peux boire demain matin”).
– **Diminution progressive** : réduire peu à peu la quantité de lait des biberons (ex : 180 ml → 120 ml → 90 ml…). L’objectif n’est pas de le frustrer, mais de diminuer l’apport calorique progressivement, afin que naturellement, il reporte ses besoins en journée. Cela permet aussi de diminuer doucement la sensation de ventre plein pour s’endormir.
– **Autres moyens d’apaisement** : introduire, à côté du biberon, d’autres repères : doudou (imbibé de votre odeur, si possible), bruits blancs, massages, tapotement… Ça ne fait pas de miracle du jour au lendemain, mais à force de répétition, ces appuis sensoriels peuvent servir de relais.
– **Accompagnement par l’autre parent** : parfois, certains enfants se laissent plus facilement consoler par le parent qui n’a pas “le super-pouvoir du lait”. Parfois non… mais ça vaut d’essayer !
– **Réassurance, pas d’abandon** : même si vous tentez de ne pas donner le biberon à un réveil, restez tout contre, verbalisez, proposez de l’eau, caressez… Bref : on n’isole JAMAIS un enfant avec ses pleurs.
Je vous conseille vraiment une progression en micro-étapes, où chaque victoire (un réveil de moins, un peu moins de lait, un apaisement plus rapide…) est déjà une avancée.

### Si rien ne “fonctionne” tout de suite ?

Parfois, il est honnête de le dire : malgré toutes les méthodes, certains enfants mettront simplement plus de temps à traverser ce stade. Il n’y a pas d’échec là-dedans. Ce que vous traversez, je le lis quotidiennement chez d’autres parents — et non, ce n’est pas de votre faute, ni une anomalie du sommeil.

Et si vous souhaitez approfondir, voici des articles du blog où je développe davantage ces points et différentes stratégies de transition, comme :
– [Bébé 11 mois : 4 réveils nocturnes et besoin du sein (valable aussi pour le biberon)](https://dormircommeunbebe.eu/bebe-11-mois-4-reveils-nocturnes-et-besoin-du-sein/)
– [Astuces pour le sevrage nocturne progressif](https://dormircommeunbebe.eu/bebe-de-14-mois-en-cours-de-sevrage-nocturne-des-astuces/)

### Mon message clé

Votre fatigue est réelle, vos besoins comptent, et accompagner en douceur votre enfant dans ces transitions n’est pas “lui céder” : c’est respecter le rythme de chacun, à parts égales.

Courage pour les nuits à venir!

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