Bébé 17 mois, à besoin de dormir SUR moi depuis la crèche.

Bonjour 🙂

Je vous avais déjà posé une question il y a quelques mois mais la situation a beaucoup changé depuis.

Pour le contexte : bébé de 17 mois, né par césarienne d’urgence (très mal vécu par moi) gros torticolis pour lui réglé avec une ostéopathe. Il a été allaité jusqu’à ses 14 mois. Pendant l’allaitement c’était cosleeping avec moi puis passage progressif dans son lit. Il a réussi à dormir dans son lit peu de temps, puis il est entré à la crèche 😓

Le souci actuellement : le lit reste très anxiogène pour lui. Il hurle à se faire vomir et il m’aggripe comme s’il était en danger pour que je le reprenne. Je dors donc souvent avec lui sur un matelas au sol. Le problème c’est que ça devient très compliqué. Il bouge énormément mais surtout il veut être SUR moi. Pas à côté mais toujours avoir un contact physique. Ça lui arrive de me grimper sur la tête, de m’écraser le cou enfin ce n’est pas possible de dormir. J’aimerais pouvoir répondre à son besoin de présence, mais je n’arrive pas à le faire dormir à côté de moi.

Est-ce normal qu’il ne s’apaise encore que sur moi à 17 mois ? Et comment l’habituer petit à petit a se mettre a côté ?

Merci beaucoup pour le temps que vous consacrez aux mamans en recherche de solutions douces pour leurs petits bouts. 🙏🏼

Bonjour,

À 17 mois, il est très fréquent qu’un tout-petit ait besoin d’un contact très rapproché au moment du sommeil, parfois même sur le parent. Après une entrée en crèche, c’est encore plus marqué : les repères sont bousculés, les séparations se multiplient, et le besoin de sécurité physique explose souvent le soir et la nuit.
Rentrer en crèche, ce n’est pas seulement “s’habituer à la collectivité” : ce sont des mini-séparations répétées, qui se rejouent émotionnellement à la maison, notamment au coucher.
Toutes les stratégies que votre enfant met en place — s’agripper, dormir sur vous plutôt qu’à côté, refuser catégoriquement le lit — sont l’expression de ce besoin de réassurance.
Il n’est pas en train de devenir dépendant pour la vie, promis!
Pourquoi ce besoin de “corps à corps” ?
À cet âge, le cerveau a encore besoin que la frontière nocturne entre l’enfant et sa figure d’attachement soit très fine, surtout après des journées riches en stimulations et en séparations.
Certains enfants ont aussi des besoins sensoriels plus marqués, notamment en termes de toucher, de pression, d’odeur, de contenance corporelle. Ce n’est pas pathologique. C’est leur manière de réguler le stress et de se sentir suffisamment en sécurité pour pouvoir dormir.
On retrouve d’ailleurs ce besoin de “contenance” chez beaucoup d’enfants : dormir collé, glisser la tête ou les bras sous quelque chose, se caler contre un mur, un boudin, un parent.
Ce que vous décrivez (“il me grimpe dessus, m’écrase…”) correspond très clairement à une recherche de pression profonde, qui apaise le système nerveux.
Que faire pour l’aider à passer du “sur” au “à côté” ?
Soyons clairs d’emblée : il n’existe pas de solution magique garantissant un sommeil paisible, autonome et immédiat. Il s’agit d’un cheminement, pas d’un objectif à atteindre coûte que coûte.
L’idée n’est pas de contrer ses besoins, mais de les accompagner tout en respectant aussi votre fatigue.
Voici quelques pistes possibles :
Rendre le “à côté” aussi sécurisant que le “sur vous”
Proposer un traversin, un coussin un peu lourd ou un boudin qu’il peut enlacer ou sur lequel il peut se coucher (dans le respect des règles de sécurité).
Mettre près de lui un tissu avec votre odeur.
Poser votre main fermement sur son dos, son bassin ou ses jambes, avec une pression profonde, stable, rassurante.
Utiliser des tapotements lents et appuyés, ou des caresses fermes plutôt que légères.
Adopter une position “enveloppe” : bras autour de lui, mais vous allongée à côté, pour éviter de devenir un coussin humain toute la nuit.
Ces stimulations proprioceptives (celles qui informent le cerveau sur la position du corps) sont souvent très aidantes. J’en montre d’ailleurs régulièrement sur Instagram : pressions profondes, contenances corporelles, portage, jeux de poussée/traction en journée… tout cela peut diminuer le besoin de compensation la nuit.
Travailler la transition par étapes
Commencer par quelques minutes sur vous, puis tenter progressivement le passage à côté, en gardant un contact étroit.
Valoriser chaque petit pas, même minime.
Reculer si la détresse est trop forte : ce n’est ni un échec ni un recul, juste de l’ajustement.
Verbaliser peut aussi dénouer des peurs et des tensions:
“Je sais que tu préfères être sur moi. Je suis là, à côté, je te touche, tu es en sécurité.”

Et si la fatigue devient trop lourde : il est parfaitement légitime de mettre cette dynamique en pause quelques semaines et d’y revenir plus tard.

Et s’il pleure dès qu’il quitte vos bras ?
L’accompagner, parler doucement, rester présent physiquement et verbalement, même si ce n’est pas “efficace” immédiatement, est déjà un soutien immense.
La séparation nocturne s’apprivoise. Chez certains enfants, cela prend du temps.

Vous n’abîmez rien. Vous n’aggravez rien.
Vous offrez à votre enfant exactement ce dont son système nerveux a besoin pour grandir en sécurité.

Les enfants finissent par dormir à côté, puis seuls… mais rarement selon le calendrier social qu’on aimerait leur imposer.

Très belle continuation à vous et à votre petit bout, et beaucoup de douceur pour vos nuits. Vous n’êtes vraiment pas seule.

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