Bébé 11 mois, 2ème sieste qui devient plus difficile, angoisse de séparation?

Bébé de 11 mois. Mise à la sieste 2 difficile depuis quelques jours.
Elle pleure au moment où je la dépose.
Solution : Elle s’endort sur moi puis je la dépose après 5 min.
Est-ce lié à l’angoisse de séparation ?
Nous n’avons pas de rituel avant la sieste. Devrait-on en instaurer un ? Si oui, quel style de rituel ?
Pour le coucher avant sa nuit, nous avons un rituel (musique douce pendant le biberon) depuis le début et elle s’endort en 2 min.

Bonjour,
À l’approche du premier anniversaire, le sommeil diurne traverse souvent une zone de turbulence : changements physiologiques, grande envie d’autonomie, et surtout une conscience plus aiguë de la séparation.

Vers 10–12 mois, votre fille comprend désormais que lorsque vous quittez la pièce – même juste la chambre –, vous continuez d’exister ailleurs. Ce qu’elle n’a pas encore pleinement intégré, c’est la certitude que vous revenez toujours.
Chaque mise au lit devient alors une petite séparation à apprivoiser. Beaucoup de bébés qui dormaient très bien jusque-là se mettent soudain à réclamer davantage de contact ou à protester au moment d’être posés seuls. (Oui, le fameux paradoxe des presque 1 an…)
Peut-on améliorer les choses avec un rituel de sieste ?
Oui ! Mettre en place un petit rituel avant chaque sieste peut vraiment apaiser cette période. Ce n’est pas une solution miracle, mais cela apporte de la prévisibilité, de la douceur, et surtout un fil conducteur : “On va vers la sieste, ensemble.”
Le rituel peut rester très simple :
Fermer les rideaux / tamiser la lumière
Une chanson chuchotée, toujours la même
Quelques pressions douces sur ses bras ou son dos
Un câlin blotti, accompagné de mots rassurants
Un doudou ou un tee-shirt avec votre odeur (si sécurité OK)
Un léger bruit blanc ou une ambiance sonore douce
L’essentiel, c’est la répétition. L’ordre, les gestes, les paroles : ce sont ces constantes qui transmettent au cerveau de votre fille :
“Tu peux te relâcher, je t’accompagne.”
En l’état actuel des connaissances, accompagner un bébé dans son endormissement n’entrave en rien l’autonomie future. Au contraire : plus son réservoir de sécurité est plein, plus elle pourra, à son rythme, s’apaiser seule plus tard.
Le fait qu’elle doive s’endormir “sur vous” n’a rien d’anormal…
…et certainement pas une “mauvaise habitude” dont il faudrait la détacher coûte que coûte.
Autour de 1 an, il est très fréquent que des bébés tolèrent bien la séparation la nuit mais aient besoin d’un accompagnement beaucoup plus actif le jour. Le système nerveux est sollicité différemment, les découvertes s’accumulent, la sieste arrive parfois “trop tôt” ou “trop tard”, et l’émotionnel déborde plus vite.
Continuer à l’accompagner comme vous le faites est parfaitement adapté.
Les petits repères du rituel viendront simplement soutenir ce que vous faites déjà très bien.
Un point à garder en tête:
Si elle est en pleine transition de siestes (entre 2 et 1, ou simplement dans une phase d’ajustement), il est fréquent que la deuxième sieste devienne plus difficile.
Vous pouvez :
observer ses signaux,
jouer un peu sur les horaires,
accepter une micro-sieste en poussette ou dans les bras,
éviter de forcer si la situation dégénère.
Mieux vaut une sieste courte mais apaisée… qu’un long affrontement qui épuise tout le monde.

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