Bonjour ma fille a 23 mois bientôt 2 ans elle m’a toujours fait des petites siestes mais de bel nuit ( je sais je doit pas me plaindre ) sauf que ça ce complique si on passe bientôt à 1 sieste 🙁 le week-end j essaie de garder le même rythme que la semaine à la crèche donc réveil 6h ( d’elle même) sieste à 12h de 40 min uniquement ( même à la maison) et donc vite fatiguée donc 15h30 sieste jusque environ 16h30 la elle fait souvent 1h et dodo 19h en 3 seconde jusque 5h30 6h donc on est toujours sur 2 siestes sur une même après midi :/ je n’ai personne autour de moi ni sur des groupes qui on ce même soucis … dois je supprimer celle de 15h30 ? Merci beaucoup de prendre le temps de répondre
Bonjour,
D’abord, bravo pour votre écoute et votre capacité d’adaptation constante à son rythme – ce n’est pas une mince affaire, et il n’existe franchement pas de « moule » qui fonctionnerait pour tous les enfants. On fait au mieux avec ce qu’on a, et vous le faites très bien.
Ce que vous décrivez — une transition chaotique et floue entre deux siestes et une seule, des micro-siestes, un timing « calqué crèche » parfois rigide, des signes de fatigue marqués en fin de journée — c’est (malheureusement ?) une réalité très fréquente pour beaucoup de familles.
Quelques points importants :
Entre 12 et 18 mois, la très grande majorité des enfants naviguent dans cette valse entre deux siestes et une seule, avec des journées tantôt « à une », tantôt « à deux » siestes, sans logique stable. Chez certains enfants, comme votre fille, la sieste unique peut même se scinder en deux temps plus courts, probablement pour des besoins d’intégration cognitive : son cerveau semble mieux assimiler les choses en plusieurs phases de sommeil plutôt qu’en une longue sieste unique.
La crèche impose très souvent une seule sieste en début d’après-midi, alors que certains enfants (comme la vôtre) auraient clairement encore besoin d’un rythme plus découpé. Ce n’est ni un problème que vous créez, ni une défaillance parentale : c’est avant tout une contrainte d’organisation collective.
Les siestes très courtes en fin de matinée ou en milieu de journée, associées au besoin de « recoller » une petite sieste en fin d’après-midi, sont des signaux que votre fille gère sa fatigue comme elle peut, en cumulant plusieurs pauses. À défaut d’une grande sieste réparatrice, elle prend ce qu’elle trouve — et ce n’est pas illogique.
Un coucher très rapide et précoce (dodo à 19 h en quelques secondes !) associé à des réveils matinaux peut évoquer une fatigue un peu trop importante en fin de journée. Tant que les nuits restent globalement de bonne qualité, ce n’est pas dramatique, mais c’est un indicateur à garder en tête.
Faut-il retirer la sieste de 15 h 30 ?
Contrairement aux idées reçues, il n’est absolument pas nécessaire de « forcer » la transition vers une seule sieste du jour au lendemain — surtout si cela conduit à un enfant épuisé ou ingérable en fin de journée (et à un parent en grande détresse, soit dit en passant…).
Si votre fille montre des signes clairs de fatigue à 15 h 30 et s’endort facilement, c’est qu’elle en a besoin. Il est toujours préférable d’offrir un temps de repos supplémentaire plutôt que de la faire « tenir » au prix d’une fatigue excessive.
Vous pouvez, si vous le souhaitez, décaler progressivement la sieste centrale du week-end vers 12 h 30–13 h, ou raccourcir légèrement la sieste du matin pour observer si la seconde s’allonge. Mais à cet âge, les transitions sans accroc sont rares : il n’est pas anormal de voir coexister deux siestes, parfois sur une même demi-journée, pendant plusieurs semaines — voire plusieurs mois.
Ce que vous faites correspond exactement à ce qui est recommandé à cet âge :
Observer les besoins spécifiques de votre enfant, sans vous caler aveuglément sur une injonction collective ou un planning de crèche.
Proposer des temps calmes, voire des micro-siestes relais, le temps que la maturité neurologique et l’endurance se mettent en place.
Vous accompagnez cette transition comme il se doit : avec souplesse, respect et attention aux besoins de votre fille. Cela ne durera pas éternellement — même si, on l’avoue, on a parfois envie de sourire (ou de soupirer très fort…) quand on vous demande encore : « elle ne fait plus qu’une sieste, non ? »
Quelques derniers repères si besoin :
Essayez de conserver des horaires relativement stables pour les couchers et les réveils (ce que vous faites déjà très bien).
Gardez en tête que les rythmes de crèche ne sont pas pensés pour le bien-être individuel de chaque enfant : faites-vous confiance, vous connaissez votre fille mieux que personne.
Courage dans cette période.
Votre intuition et votre présence sont vos meilleurs alliés — et vous êtes déjà exactement là où il faut être.