Bébé 4 mois, réveils nocturnes et besoin de bercements pour se rendormir sinon pleurs intenses

Bonjour,
Bébé de 4mois allaitée exclusivement au sein jusqu’à 3 mois et demi puis actuellement en tire allaitement car c’est une impatiente et fallait que le flux aille vite.. veut absolument tout le temps les bras et le bercement pour s’endormir, jour comme nuit. Je précise que le passage en tire allaitement n’a rien changé au niveau de son sommeil. La journée pour les siestes j’ai changé de méthode il y a quelques jours car mon dos et mes bras n’en pouvaient plus , j’arrive à l’endormir dans un transat « bouncer » avec une main posée sur sa poitrine tout en balançant , sauf que ses siestes de 1h-2h dans les bras se sont transformées en sieste de seulement 30min (40min dans les bons jours) et elle en ressort très souvent ronchon car pas assez reposée.
La nuit pour le coucher papa l’endors dans les bras et la pose 20-30min après. Elle n’a plus qu’un seul réveil alimentaire vers 3h MAIS à quelques réveils de réconfort. 1 ou 2 sur son premier cycle avant bib , 1 ou 2 sur deuxième cycle après bib. Nous devons la reprendre dans les bras la rendormir la reposer.. on comprend bien qu’elle n’arrive pas à se rendormir seule du au manque de contact mais nous avons essayé pleins de choses pr petit à petit enlever ce besoin de bras ou de bercements et ça ne fonctionne pas, elle HURLE systématiquement donc on fini tjr par la reprendre.
Si vous avez des astuces nous sommes preneurs, nous aimerions BEAUCOUP avoir des siestes plus longues et plus reposantes pour elle et des nuits moins hachées pour nous.
Un grand merci 🙏🏼

Bonjour,
Vous venez de traverser un changement important avec le passage au tire-allaitement, et malgré cela vous continuez à répondre avec beaucoup de finesse aux besoins de votre bébé. C’est loin d’être anodin, et c’est aussi très peu reconnu. Le fait que ce changement n’ait rien modifié à son sommeil est déjà une information précieuse : cela montre bien que le sujet n’est pas l’alimentation, mais autre chose.
Avant toute chose, j’aimerais poser une base très claire : répondre à ce besoin intense de bras, de bercement et de contact n’est ni une erreur, ni un frein à son autonomie future. On ne « crée » pas un besoin de contact en y répondant. Aucun bébé n’a jamais été trop rassuré, trop porté ou trop contenu. À 4 mois, ce que vous décrivez correspond encore pleinement à un fonctionnement physiologique normal, même s’il est extrêmement exigeant pour les parents.
Concernant les siestes, le raccourcissement que vous observez depuis le passage du sommeil dans les bras au transat est très classique. Dans vos bras, votre bébé bénéficie d’une régulation permanente : votre chaleur, votre odeur, le mouvement, la pression contre son corps, les battements de votre cœur. Tout cela soutient les phases de sommeil léger et l’aide à enchaîner les cycles, ce qui explique ces siestes de 1 à 2 heures. Une fois posée, même avec une main sur la poitrine et un bercement, le contraste sensoriel reste important. À cet âge, beaucoup de bébés n’arrivent tout simplement pas encore à compenser cette perte de repères, et se réveillent donc au bout de 30 à 40 minutes, souvent encore fatigués et grognons. Ce n’est ni un caprice ni un mauvais apprentissage : c’est de l’immaturité neurologique.
Si votre corps ne peut plus assurer des siestes longues dans les bras, ce que vous avez déjà mis en place est parfaitement compréhensible. Vous pouvez éventuellement tenter des stratégies de transition, par exemple reprendre votre bébé quelques minutes lorsqu’elle se réveille au bout d’un cycle pour voir si elle peut repartir pour un second. Chez certains bébés, cela fonctionne, chez d’autres pas du tout, mais cela vaut la peine d’essayer sans pression. Vous pouvez aussi continuer à « tricher » sur l’environnement : odeur parentale, surface légèrement tiédie avant l’installation, main bien ferme et contenante pendant les premières minutes, bras positionnés en cocon pour renforcer l’effet de contenance. L’objectif n’est pas de supprimer le contact, mais d’en laisser une trace suffisante pour amortir la transition.
N’hésitez pas non plus à utiliser les solutions qui marchent le mieux pour elle, même si elles ne correspondent pas aux normes idéales : portage, poussette, mouvement. Dormir dans le mouvement n’est pas une mauvaise habitude. Pour certains bébés, c’est une vraie nécessité neurologique à cet âge, et alterner les modalités selon votre fatigue et la sienne est souvent le meilleur compromis possible.
Pour les nuits, ce que vous décrivez est finalement assez cohérent avec son âge : un seul réveil alimentaire, mais plusieurs réveils de réconfort. Cela montre qu’elle sait déjà enchaîner certains cycles, mais qu’elle a encore besoin d’aide pour d’autres. À 4 mois, très peu de bébés sont capables de se rendormir seuls sans détresse. Si elle hurle dès que vous essayez de réduire le bercement ou le contact, et que vous finissez par la reprendre, ce n’est pas un échec de votre part : c’est votre bébé qui vous dit qu’elle n’est pas prête, et vous qui répondez de façon adaptée à son niveau de maturité. Les compétences d’endormissement autonome émergent plus tard, quand la sécurité interne est suffisamment solide.
Un point souvent sous-estimé concerne les besoins de mouvement. Beaucoup de bébés qui réclament autant de bercement la nuit ont un besoin vestibulaire très élevé. Augmenter volontairement les stimulations de mouvement en journée — portage, balancements, jeux de mouvement, changements de position — peut parfois diminuer la pression la nuit. Vous en parlez d’ailleurs très bien dans ce reel : https://www.instagram.com/reel/DLF23GzJoNQ/. L’idée n’est pas de fatiguer davantage votre bébé, mais de nourrir ce besoin de mouvement quand elle est éveillée, pour qu’il soit un peu moins envahissant au moment du sommeil.
Enfin, il est aussi possible que la fréquence des réveils soit en partie liée au rythme global. À cet âge, de petits ajustements des temps d’éveil, dans un sens ou dans l’autre, peuvent parfois changer sensiblement la qualité des nuits et des siestes. Observer ses signaux, tester des variations légères sur quelques jours, puis ajuster en fonction de ce que vous voyez, peut être un levier intéressant, sans chercher une perfection impossible.
Vous faites déjà énormément, dans un contexte très exigeant, avec beaucoup de sensibilité et d’attention à votre bébé. Ce que vous traversez est fatigant, parfois décourageant, mais profondément normal à cet âge. Si vous le souhaitez, on peut continuer à réfléchir ensemble, pas à pas, à ce qui pourrait vous soulager un peu plus. Vous n’êtes pas seuls, et cette période, aussi intense soit-elle, n’est pas éternelle.

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