Bébé 6 mois, réveils toutes les 2 heures et besoin de bercements

Bonjour,

J’ai un bébé de 6 mois et demi qui est allaité et en pleine forme. Par contre il ne dort que dans les bras pour ses siestes (2h à 2h30 le matin puis 1h à 2h en début d’après midi). On arrive pas à le poser et on s’est fait une raison.

Le soir on l’endort sur le ballon de grossesse mais de nouveau c’est compliqué de le poser. Quand on y arrive, il dort 1h ou 2h max dans son lit puis se réveille en pleurs les yeux fermés.
Il faut bcp le bercer et le rendormir avec nous pour le reste de la nuit où il se réveille toutes les 2h max et minimum 30 minutes. Il prends parfois le sein mais pas systématiquement.
Comment faire pour enchaîner les cycles de sommeils et éviter des réveils toutes les 2h ?

Bonjour,
Ce que vous décrivez est très cohérent avec le fonctionnement d’un bébé de 6 mois et demi. À cet âge, le sommeil est encore largement immature. Les cycles sont courts, les micro-réveils nombreux, et la capacité à se rendormir seul n’est pas acquise sur le plan neurologique. Certains bébés dorment de longues plages seuls, parfois très tôt, mais cela relève davantage d’une variabilité individuelle que d’une norme ou d’un objectif à atteindre. Le fait que votre bébé ait besoin d’être bercé, porté ou contenu pour dormir correspond au « programme de base » du nourrisson, pas à un dysfonctionnement.
Le besoin de contact que vous décrivez est avant tout un besoin de sécurité sensorielle. Dans vos bras, votre bébé retrouve la chaleur, l’odeur, le mouvement, la pression corporelle et la continuité sensorielle qui lui permettent de rester en sommeil plus longtemps. Lorsqu’il est posé dans son lit, le contraste est brutal : plus de mouvement, plus de contact, plus de repères sensoriels forts. Le réveil en pleurs, parfois les yeux encore fermés, traduit souvent cette rupture sensorielle plus qu’un réveil « volontaire ».
Votre intuition est juste : vous vous êtes adaptés à ses besoins, et cette sécurité que vous lui offrez est un socle essentiel pour son développement. Ce n’est pas quelque chose à « corriger ». Pour autant, il est parfois possible d’accompagner progressivement l’enchaînement des cycles, non pas en supprimant le contact, mais en essayant d’en transférer une partie dans son environnement de sommeil.
L’un des premiers leviers à explorer, avant toute chose, reste le rythme. Des ajustements fins des temps d’éveil, de la durée et de la répartition des siestes peuvent parfois réduire l’intensité des réveils nocturnes. Un bébé pas assez fatigué aura souvent plus de mal à relier ses cycles la nuit. Ce sont souvent de petits réglages, mais ils ont un impact réel.
En parallèle, certains bébés ont un besoin très élevé de stimulations vestibulaires et proprioceptives. Le fait que l’endormissement se fasse sur un ballon de grossesse est un indice important. Le mouvement rythmique est un puissant régulateur pour leur système nerveux. Augmenter volontairement ces stimulations en journée — portage, balancements, jeux de mouvement, temps dans les bras avec oscillations, changements de position fréquents — peut parfois diminuer le besoin de les retrouver de façon aussi intense la nuit. Voici un REEL pour vous donner des exemples : https://www.instagram.com/reel/DLF23GzJoNQ/

Au moment du coucher et des posers, l’idée n’est pas de supprimer vos bras, mais d’en laisser une trace. Prendre le temps de la transition, garder les mains posées quelques secondes après le poser, proposer des tapotements rythmés ou des pressions douces sur le corps peut aider certains bébés à rester dans le sommeil. Ces stimulations profondes rappellent ce qu’ils ressentent lorsqu’ils sont portés et peuvent faciliter le passage d’un cycle à l’autre.

Quand il se réveille au bout d’1-2 heures dans son lit, plutôt que de tout recommencer à zéro, il est parfois possible d’aller le bercer/rassurer AVANT qu’il ne pleure franchement (premiers signes d’agitation), voire même de rester à ses côtés pendant la phase sensible du premier passage de cycle (généralement 40-50 minutes après l’endormissement) pour l’aider à relier les cycles – même si cela peut sembler fastidieux, cela porte parfois ses fruits.

Enfin, si le cododo ou une solution permettant de préserver le sommeil parental est envisageable en toute sécurité, ce n’est ni un renoncement ni une « mauvaise habitude ». C’est souvent une adaptation temporaire, choisie pour traverser une période encore très dépendante du point de vue neurologique.
Votre bébé ne fait rien « de travers ». Il exprime un besoin intense de sécurité, de mouvement et de continuité sensorielle. Avec le temps, la maturation neurologique, des ajustements de rythme et des apports sensoriels mieux répartis dans la journée, les choses évoluent. Pas toujours vite, mais rarement sans évolution.

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