Bébé 2 ans et demi, endormissement autonome jusqu’a peu, maintenant réclame le parent, sort de la chambre etc

Enfant de 2 ans et demi qui va bientôt être grand frère et qui a toujours dormi seul dans son lit. Endormissement autonome depuis qu’il a 1 an et demi.
Depuis quelques semaines, les couchers sont chaotiques. Au moment du rituel, il devient surexcité. Il est très difficile de le poser. Lorsque je quitte sa chambre, il n’arrête pas de sortir en rigolant. J’avais trouvé l’astuce de laisser la porte ouverte pour le rassurer. Mais ca ne suffit pas, au contraire, ca l’incite a sortir d’autant plus… il demande parfois a fermer et parfois a l’ouvrir. Lorsque je le renvoie au lit, il pleure et hurle.
Les couches durent plus d’une heure ces derniers temps. Le temps d’éveil du matin est de 4-5h. Le soir nous sommes passés à 7h minimum mais sans succès…

Bonjour,
Ce que vous décrivez est on ne peut plus courant chez un enfant de 2 ans et demi, surtout à l’approche d’un grand changement familial comme l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur.
Même lorsque le sommeil était fluide auparavant, ce type de “retour de bâton” est presque un passage obligé.
👉 Vous n’êtes ni seul·e, ni en tort : cette phase est fréquente à cet âge et dans ce contexte.
Que se passe-t-il ?
Entre 2 et 3 ans, plusieurs phénomènes se superposent :
Le besoin de connexion et de contrôle atteint un sommet : l’enfant veut décider, tester, vérifier que le lien tient bon et que tout ne va pas basculer du jour au lendemain.
L’excitation (et parfois l’inquiétude) liée à l’arrivée imminente d’un bébé s’exprime souvent au moment du coucher, là où le lâcher-prise est déjà difficile.
Les stratégies d’endormissement dites “autonomes” ne sont pas acquises définitivement à cet âge.
👉 Son agitation, ses sorties répétées et ses demandes parfois contradictoires
(“porte ouverte ! non fermée ! non rouverte !”)
relèvent pleinement de son âge, et non d’un caprice ou d’une mauvaise habitude.
À 2 ans et demi, il met à l’épreuve votre patience… mais surtout, profondément, votre présence.
Ce que vous pouvez faire (concrètement)
🟡 Cadre clair et anticipable
Annoncez calmement, chaque soir, ce qui VA se passer.
Par exemple :
« Ce soir, après le rituel, si tu sors de la chambre, je te recoucherai calmement et je resterai à côté sans parler. »
Oui, il testera probablement.
Mais la cohérence répétée est apaisante sur la durée.
🟡 Limiter les interactions après le rituel
Si, lorsqu’il sort, vous le recouchez de façon la plus neutre possible
(pas de discussion, posture calme), cela devient moins “intéressant” pour lui.
➡️ Le message implicite est clair : le moment de la fête est terminé.
🟡 Laisser du choix là où c’est possible
Certains enfants se sentent vite submergés par les injonctions.
Déplacez le terrain du pouvoir :
« Tu préfères la porte entrouverte ou la veilleuse allumée ? »
(Tout en maintenant le cadre : une fois le rituel terminé, il n’y a plus de sorties.)
🟡 Accepter que le coucher dure parfois plus longtemps
Oui, certains soirs seront longs.
Ce n’est ni un échec, ni une régression, mais une étape développementale, amplifiée par le contexte familial.
🟡 Renforcer la sécurité émotionnelle avant le rituel
Accorder 10 à 15 minutes de connexion exclusive avant le coucher
(jeu physique, câlins, attention totalement disponible)
permet souvent de réduire la tension au moment de la séparation.
🟡 Bonus (si vous le sentez) : un support visuel
Une petite frise ou un tableau des étapes du coucher, où il colle une gommette lorsqu’il reste couché, peut aider…
➡️ uniquement si cela reste positif, jamais comme une menace ou un outil de pression.
Ce qu’il faut retenir
Il n’y a ni trouble, ni “perte” de ce que vous aviez construit.
Vous accompagnez un enfant en pleine tempête émotionnelle et développementale.
La bienveillance stable est bien plus efficace sur le long terme que la rigidité.
Aucun enfant n’est “abîmé” parce qu’on rassure, qu’on revient ou qu’on ajuste quand un bébé arrive.
L’autonomie du sommeil avance et recule à cet âge — et c’est normal.
👉 Le sommeil, c’est de l’humain, pas de la programmation

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