Bonjour mon bebe a 16 mois et depuis 2/3 semaines il a une grosse regression , il s’endort a peu près bien le soir (meme si parfois on doit y retourner 1 fois ou 2 ) mais globalement ca va en 15mn cest fait . En revanche il se reveille 1 a 2 fois la nuit. Soit on lui donne un biberon mais ca ne suffit pas toujours ou alors il se rendort une heure et se re reveille. Dans ce cas on le prends dans notre lit . On est ok avec la situation tant que tout le monde se rendort mais depuis 2-3 nuits il ne fait que parler Quand on le prends donc on fini au bout d’une heure par refaire un biberon et enfin réussir à le recoucher.
Bonjour,
Ce que vous décrivez pour votre bébé de 16 mois est… très, très courant !
Ce n’est pas une consolation quand vous regardez l’heure au milieu de la nuit, je sais, mais ça a le mérite de replacer la « régression » dans sa réalité : une phase de développement normale, pas un retour en arrière ni un signe que “ça ne va pas”.
À cet âge, le sommeil des tout-petits est souvent chamboulé, et ce, pour plusieurs raisons :
Pic d’anxiété de séparation : entre 15 et 18 mois, beaucoup d’enfants vivent une grande vague de besoin de réassurance la nuit. Le cerveau “tique” un peu plus, bébé vérifie la présence, réclame parfois plusieurs fois dans la nuit…
Explosions du langage et de la motricité : même si ce n’est pas flagrant en journée, son cerveau, lui, turbine. Parfois, les enfants “parlent” beaucoup dans leur lit la nuit, font le tri dans leurs acquisitions, ou ont du mal à se rendormir parce qu’ils pensent à tout ce qu’ils apprennent.
Les réveils nocturnes à cet âge sont dans la norme, même pour les bébés qui dormaient mieux avant. Le sommeil n’est pas un acquis linéaire, et, spoiler : les humains ne sont pas conçus pour dormir d’un seul bloc avant longtemps. Non, personne n’a jamais “cassé” le sommeil de son enfant en le prenant dans son lit ou en proposant un biberon.
Votre façon de réagir (accompagner, prendre dans le lit si besoin, faire un biberon quand rien d’autre ne marche…) est sécurisante, saine et totalement alignée avec les besoins physiologiques et émotionnels des bébés de cet âge. Ça ne crée pas de “mauvaises habitudes”, malgré tous les discours rétrogrades qu’on trouve sur le net. En l’état actuel des connaissances, répondre à ses besoins de contact ne retarde pas l’autonomie, bien au contraire : c’est la base sur laquelle elle se construit.
Quelques pistes à explorer si vous en ressentez le besoin :
Quand il discute dans le lit parental, c’est souvent le signe qu’il n’est pas “aussi” crevé qu’avant, ou bien que la présence vous suffit… Si ça finit toujours par le rendormir en faisant un deuxième biberon, c’est que ça l’apaise : ce n’est ni dramatique, ni irrémédiable.
Vous pouvez si vous voulez, sans vous mettre aucune pression, essayer d’autres moyens de le rassurer pendant ses réveils (câlin dans votre lit, main posée, pressions profondes…). Mais si rien ne “marche” hors le biberon, c’est normal : parfois, seul le temps permet de passer la phase.
Observez vos routines : parfois, le rythme de siestes ou la durée d’éveil commence à évoluer autour de 16–18 mois. Une part des enfants a besoin de moins dormir le jour, ou commence à résister plus activement au coucher, ce qui peut modifier le sommeil de nuit. Si vous voyez que votre enfant galère à s’endormir pour la sieste ou le soir, ou que ses réveils nocturnes sont très longs, il y a parfois des petits ajustements à tester, tout doux, pour éviter la “surcharge” de fatigue (qui, ironie du sort, fait parfois… plus de réveils).
Si la fatigue parentale s’accumule vraiment, privilégiez ce qui permet à tout le monde de dormir : ce n’est pas le moment de “tenir bon coûte que coûte” si l’alternative (prendre-le dans le lit, ou biberon, ou autre) permet de sauvegarder un peu de sommeil, et de l’ambiance familiale !
Enfin, à cet âge, la “véritable” faim nocturne est rare, mais le besoin de succion et de réconfort, lui, reste intense (et c’est NORMAL !). Si un jour vous souhaitez faire évoluer le “rituel biberon”, il existe des approches douces et progressives, mais en l’état, je vous conseille surtout la patience… et la flexibilité.
Courage ! Cette phase finit toujours par passer (sans qu’on sache vraiment comment ni pourquoi d’ailleurs – magie du cerveau en construction). Accompagner son bébé la nuit ne compromet rien sur le long terme, c’est même LA chose la plus précieuse à offrir.