Bébé 5 mois, FOMO, endormissements uniquement en mouvement, comment lui faire accepter le lit?

Bonjour, merci pour ce que vous faites ! C’est en lisant vos post que je me demande si mon bébé de 5 mois et demi n’est pas fomo : elle a des énormes problèmes d endormissement : et surtout mon objectif c est de lui faire accepter son futur lit dans sa chambre déjà pour les siestes et après la nuit. Actuellement elle dort en cododo dans la chambre parental. Essai pour faire accepter son futur lit dans sa chambre : réducteur de lit, linge sous drap : hurle, transpire, se met dans tous ces états à chaque essai – temps d éveil respecté entre 1h30 et max2h.
Depuis 2 mois et demi, j essaie de lui faire faire une sieste dans son futur lit mais elle se finit toujours en poussette car elle hurle.
A ses 4 mois, on a réussi pendant un mois la première sieste dans le cododo en EA et depuis une poussée de croissance, à ses 5 mois on y arrive plus. Maintenant c est poussette a chaque endormissement ou j en suis a nouveau réduite de devoir bercer jusqu a ce qu’elle dorme pour enfin la poser dans le lit mais a peine elle touche le matela qu’elle hurle et ca finit en poussette…
Comment éviter ces pleurs d endormissement et surtout comment faire accepter son futur lit pour les siestes afin que la transition se fasse plus facilement pour après les nuits?
Je suis desesperee que chaque endormissement se fasse dans les pleurs, qu’elle n’accepte pas son futur lit. La poussette elle pleure au début et se calme très vite et s endort tout bien mais avec le froid et la glace qui arrive je peux pas faire sortir 3x/ jours pour chaque endormissement !
J’ai essayé les bruits blanc, veilleuse rouge, shhh, chanter une berceuse, ma main dessus, restée à côté, bercer jusqu a endormissement, réducteur de lit, linge sous le lit, tapotement sous les fesses dans le lit pour recréer du mouvement,…
J’ai l’impression d avoir un bébé qui a une batterie à 100% et qu’on doit décharger à 1% pour qu’elle dorme mais c est mission impossible. Elle veut que du mouvement : portage, poussette, etc. Je commence à désespérer et me demander si au final je devrais la laisser pleurer parce que même sur moi elle pleure…
Aidez moi à comprendre comment faire svp.
Merci et belle soirée à vous…

Bonjour,
Ce que vous traversez est à la fois très courant et extraordinairement difficile : on parle trop peu de la détresse parentale face aux endormissements chaotiques, et encore moins du sentiment d’être « bloqué dans l’impasse » quand rien de ce qu’on essaie ne semble fonctionner… sauf la poussette, alors qu’il fait -2 °C dehors !
Votre fille de 5 mois et demi coche effectivement beaucoup de cases du « bébé ultra curieux, qui lutte pour ne pas s’endormir ». On utilise parfois le terme « FOMO » (Fear Of Missing Out), même si ce n’est pas un terme officiel. Ces bébés sont fascinants, débordant de ressources, mais ils peuvent rendre l’accompagnement au sommeil particulièrement… sportif.
Ce que vous décrivez n’est ni anormal, ni le signe que “vous faites mal”.
Les bébés qui ont ce profil utilisent toutes leurs batteries jusqu’au bout, ont du mal à « lâcher prise », et ne supportent pas bien les transitions : du mouvement au calme, d’un espace familier à un nouveau (lit, chambre), du contact à la solitude sensorielle. Ils réclament souvent du mouvement – portage, poussette, bras, bercements… et s’endorment mal dès que le contexte change. Soyons clairs : cela n’a rien à voir avec un « caprice » ou un problème de votre part. C’est leur manière de fonctionner à ce stade.
Pourquoi la transition au lit dans sa chambre est-elle si difficile ?
À 5–6 mois, beaucoup de bébés dorment mieux dans la proximité parentale, et l’arrivée dans une chambre séparée ou un nouveau lit est souvent perçue comme une « rupture sensorielle » : l’odeur, la chaleur, la sensation de contenance du cododo, tout change… Certains tolèrent cette transition tôt, d’autres (et ils sont nombreux !) ne s’y font qu’après plusieurs essais, bien plus tard. Les pleurs intenses à la pose et le « refus » du nouveau lit sont donc fréquents ; cela ne signifie pas que la transition est impossible, mais qu’il y a besoin de beaucoup, beaucoup (beaucoup) de graduations, et d’un rythme propre à votre bébé.
Quelques pistes concrètes à tester (avec beaucoup de souplesse) :
Réaliser que la poussette n’est pas une mauvaise habitude : c’est le signe que le mouvement régulier, l’enveloppement sensoriel et le bruit de fond l’aident à lâcher prise. Si cela fonctionne, ce n’est pas une défaite ! C’est une béquille, le temps que son système nerveux devienne assez mature pour intégrer d’autres conditions d’endormissement. Il existe aussi des solutions d’intérieur : portage dynamique, emmaillotement souple, balancelles (sous surveillance), ou promenade dans la maison sur un gros ballon de gym.
Moduler les temps d’éveil : certains bébés très alertes montrent des signes de fatigue alors qu’en réalité, ils n’ont pas encore accumulé assez de pression de sommeil. Paradoxalement, rallonger (progressivement !) le temps d’éveil de 10–15 minutes peut parfois décrisper l’endormissement ; mais cela varie selon les périodes (croissances, poussées dentaires…). On peut expérimenter, et faire marche arrière si ça empire.
Amener le lit ou la chambre progressivement : passez du temps ensemble dans la future chambre en dehors des endormissements (jeux, histoires, changes…) pour désamorcer le choc du changement. On peut aussi installer le cododo dans cette chambre pour les siestes, vous restant près d’elle, avant de tenter le lit seul.
Recréer des repères sensoriels puissants : gardez un maximum de constance (sons, odeurs, objets familiers) entre le cododo et le nouveau lit. Certains bébés réagissent très bien à une gigoteuse plus lourde (sensation de contenance), à un petit coussin contre eux (avec surveillance accrue à cet âge), à un lange imprégné de votre odeur, ou à des pressions sur les jambes/pieds au moment du coucher.
Le mouvement “immobile” : beaucoup de bébés réclament le mouvement pour s’endormir, car leur système sensoriel reste en alerte sinon. Intégrer un peu de mouvement dans le lit (tapotements rythmés, mini-balancement du bassin, massages profonds, ou bruit/vibration rassurante) peut aider la transition bras-lit.
Ritualiser avec créativité : pour certains bébés, un rituel dynamique (petit gigotage joyeux, mouvements rapides) suivi d’un atterrissage progressif est plus efficace que la tentative d’un calme “zen” irréaliste. N’hésitez pas à inventer un rituel plus vivant, puis progressivement plus doux.
Et si rien n’y fait… où trouver du répit ?
Ce que vous vivez n’est pas une “erreur de méthodes”, mais bien la réalité d’un tempérament. La transition se fera à son rythme neurologique – pas selon une idée reçue de ce que “devrait” faire un bébé de 5 mois. Ménagez votre énergie, acceptez temporairement les endormissements en poussette ou portage si c’est ce qui marche (vivement le printemps !), relâchez la pression sur la chambre indépendante : rien n’empêche de retenter plus tard, par mini-étapes, et de vous faire accompagner si la fatigue devient trop lourde.
La priorité : préserver le lien, accueillir les pleurs (pas en solitaire), assurer votre propre répit. Le reste viendra.

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