Bébé 3 mois et demi, nombreux réveils nocturnes et pleurs et cris intenses. Que faire autre que la méthode des 15 secondes?

Bonjour,
Bébé de 3 mois et demi, allaité exclusivement, dormait plutôt bien jusqu’à ses 3 mois (endormissement dans les bras vers 20/21h, réveil à 3h puis redort jusqu’à 6h après s’être nourri).
Depuis maintenant 3 semaines, il se réveille beaucoup la nuit en hurlant parfois dés le début et lutte pour se rendormir, nous avons l’impression qu’il est souvent encore endormi quand il hurle, le laisser un peu pleurer ne change rien …
Nous avons testé la méthode des 15/30/45 secondes, cela a fonctionné pour quelques endormissement mais je n’arrive pas à l’appliquer en pleine nuit. Je ne suis pas à l’aise à le laisser pleurer autant. Je précise que c’est un troisième enfant et j’ai peur qu’il réveille ses sœurs.
Je suis perdue et épuisée …

Bonjour,
Beaucoup de bébés qui “dormaient bien” jusqu’à 3 mois traversent soudain une phase de réveils très fréquents, avec des pleurs intenses, souvent sans raison évidente, et parfois alors qu’ils semblent à moitié endormis. Ce n’est ni un échec, ni un « retour en arrière » de votre part, ni un bug dans votre capacité de parent – c’est l’évolution naturelle du sommeil.
👉 À noter : ces réveils en pleurs peuvent parfois être atténués par le cododo, si ce n’est pas encore ce que vous pratiquez (vous ne le précisez pas). Pour certains bébés, le simple fait de sentir la présence corporelle du parent à proximité réduit l’intensité des micro-éveils désorganisés.
Quelques clefs de compréhension (histoire de déculpabiliser un peu !) :
Le sommeil à 3-4 mois devient plus « adulte » :
Les cycles se complexifient. Le cerveau découvre qu’il peut passer d’un sommeil profond à un sommeil paradoxal… et se réveille plus facilement (parfois en hurlant alors qu’il ne semble pas vraiment totalement réveillé). Ce n’est pas une régression, c’est de la biologie : franchement injuste pour les parents, mais totalement normal.
Les pleurs inconsolables la nuit ne veulent pas dire que vous faites mal.
Vu son jeune âge, l’idée de “laisser pleurer pour apprendre à dormir” est non seulement inefficace, mais aussi en décalage avec ses besoins fondamentaux d’attachement et de sécurité.
L’impression qu’il « dort en criant » ou qu’il « lutte » peut renvoyer à ce qu’on appelle parfois les “parasomnies immatures” :
en clair, il vit des micro-éveils désorganisés (comme du somnambulisme… mais en version mini).
Que faire, concrètement, si rien ne fonctionne vraiment ?
Continuez à répondre à ses besoins avec la présence, le bercement, l’allaitement : ce sont vos super-pouvoirs de parent, même si parfois ça ne “marche” pas tout de suite.
Il n’existe pas de méthode validée à cet âge pour “apprendre” à se rendormir seul la nuit.
Les méthodes de type “timers” ou “laisser pleurer” (même un peu) sont non seulement peu efficaces, et si vous avez l’impression que ça marche, c’est souvent à répéter plusieurs fois (car le cerveau de bébé évolue constamment !), et donc très éprouvant pour tout le monde.
Ne pas arriver à les appliquer n’est PAS un échec – c’est une preuve de votre proximité et de votre instinct de parent.
Si vous craignez qu’il réveille ses sœurs, et que l’épuisement devient trop grand, il ne faut pas hésiter à organiser des relais (si cela est possible).
Dormir dans la même pièce, déléguer une partie des nuits si votre partenaire peut prendre le relais (même juste pour bercer ou porter), permet parfois de préserver tout le monde.
N’hésitez pas à sécuriser son environnement de sommeil et à essayer des aides d’apaisement “multisensorielles” la nuit :
main posée sur son corps, bercement, sons répétitifs doux…
Certains bébés “acceptent” une aide tactile même quand la mise au sein n’a pas suffi, mais il faut souvent du temps pour que de nouvelles habitudes se créent.
Enfin : ces phases, même intenses, ne sont pas permanentes.
Il y a souvent une accalmie vers 4-5 mois, quand les cycles de sommeil se stabilisent un peu.
Ce que vous faites a déjà une immense valeur : répondre à votre bébé la nuit lui apprend qu’il est compris, même quand il dort ou pleure “sans raison”. C’est fondamental pour la suite.
Et surtout, prenez soin de vous. Dormir avec un bébé collé, accepter de grappiller du repos quand c’est possible, ou demander de l’aide : tout cela est du bon sens, pas de l’échec.
Les enfants ne se “détraquent” pas à force de trop de bras ou de proximité – le lien que vous construisez est leur vraie sécurité pour l’avenir, même si le monde aime faire croire le contraire.
Courage dans cette phase ! Vous faites déjà au mieux avec ce que vous vivez !

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