Bébé 6 mois, nombreux réveils et impression de « régression après avoir essayer une méthode de sommeil

Bonjour,
Ma fille aura 6 mois dans quelques jours. Toute petite, je l’endormais au sein ou en marchant puis je l’a posais dans son cocoon au milieu du lit. Elle ne se réveillait que pour manger puis je pouvais la redéposer. À ses 3 mois, j’ai commencé à l’allaiter couchée. Elle a donc pris mon sein comme une tutute.
Elle se réveillait 10x par nuit.
Actuellement, j’essaie de travailler sur l’endormissement autonome dans son lit. Cela fait quelques jours que je l’endors en marchant, puis l’a dépose dans son lit et je dors sur un matelas au pied de son lit lol. Hier soir, j’ai tenté la technique du livre « votre enfant dormira bientôt » c’est à dire, l’a poser et attendre 1 minute avant de lui répéter une phrase et ainsi de suite avec un temps de plus en plus long seulement elle était en panique extrême j’ai donc abandonné. Par la suite, elle avait peur de s’endormir même dans mes bras… J’ai l’impression d’avoir reculé au lieu d’avancer. Sinon, ma fille s’endort très vite au sein ou en marchant mais se réveille tous les cycles et ne parvient pas à se rendormir seule…. Je suis épuisée. Merci de m’avoir lu
Maryam maman de Lyria

Bonjour Maryam,
J’imagine tout à fait votre fatigue et le sentiment d’avoir « reculé » après cet essai malheureux… Et pour être honnête, énormément de parents qui tentent ce genre de méthode vivent la même chose.
La technique que vous me décrivez repose sur une hypothèse que la science ne valide pas lorsque le bébé a besoin d’un vrai réconfort. Si un tout-petit se réveille parce qu’il a faim, parce qu’il a froid, parce que son système nerveux est en alerte, parce qu’il a un besoin de succion, de contact ou de co-régulation, alors lui répéter une phrase dans des intervalles croissants ne peut pas fonctionner.
Vous, vous vous êtes adaptée immédiatement aux signaux de panique de votre fille — preuve d’une écoute fine et d’un vrai respect de son rythme.
À presque 6 mois, son sommeil est encore très immature, et son système nerveux dépend énormément de la proximité. La succion, le bercement, la chaleur du corps, l’odeur d’un parent, la présence dans la pièce… tout cela est profondément physiologique. Rien d’anormal donc à ce qu’elle s’endorme vite au sein ou en marchant, mais qu’elle peine encore à enchaîner les cycles seule.
Et si son système d’alerte est un peu sensible en ce moment, ces besoins se manifestent aussi la nuit. L’objectif n’est alors pas de « lui apprendre à dormir », mais de comprendre ce qui l’empêche de rester endormie.
Cela peut être un inconfort très discret… ou simplement un rythme qui n’est plus aligné avec ce qu’elle devient. Parfois, un tout petit ajustement change énormément de choses.
Quand les réveils sont aussi rapprochés que ceux que vous décrivez, il est vraiment intéressant de vérifier d’abord qu’il n’y a pas un besoin non comblé. Mon e-book sur les inconforts peut vous aider à faire ce tri-là — on y découvre souvent des pistes auxquelles on ne pense pas spontanément =>https://dormircommeunbebe.eu/ebook_signaux_alerte/
Si vous souhaitez espacer les tétées nocturnes, c’est tout à fait possible, mais cela demande une vraie transition. On ne remplace pas le sein par « rien » : on le remplace par votre voix, votre odeur, votre main posée, un rythme.
On associe ces petits repères à l’endormissement avec le sein ou le bercement, puis on les laisse occuper davantage de place. C’est comme construire un nouveau chemin, mais en restant toujours à côté d’elle.
Lorsque vous l’endormez en marchant et que vous la posez, continuez de rester avec elle : votre main sur son corps, votre respiration, votre voix basse… Ce n’est pas « empêcher d’apprendre », c’est lui montrer qu’elle peut s’endormir autrement, mais sans jamais avoir à lutter seule.
Et parfois, enrichir un peu la journée de mouvements rythmiques, de portage actif, de massages ou de jeux moteurs doux aide énormément. Un système nerveux nourri et régulé en journée s’apaise mieux le soir.
Si vous avez l’impression que cet essai a augmenté son anxiété de séparation — ce qui est très fréquent après une expérience vécue comme insécurisante — on peut vraiment renforcer rapidement le lien d’attachement.
Le peau à peau, même à 6 mois, reste un outil très puissant. La synchronie cardiaque aussi : respirer tranquillement contre elle, la laisser poser sa tête sur votre poitrine, sentir vos rythmes se rejoindre… ce sont des gestes simples, mais extraordinairement efficaces pour remettre son système nerveux « au calme ».
Et surtout : vous n’avez absolument pas reculé.
Vous avez simplement testé quelque chose qui n’était pas adapté à votre fille — et vous l’avez entendu immédiatement. C’est exactement ce que fait un parent sensible, ajusté, disponible.
Vous êtes déjà en train de construire les fondations dont elle aura besoin pour, un jour, vraiment s’endormir plus sereinement et enchaîner ses cycles.
Ça viendra, vraiment. À son rythme, et avec votre soutien.

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