Je suis une maman de deux enfants. Mon premier va avoir 4 ans et ma seconde est née en mars dernier, elle a donc un peu plus de 5 mois.
Ma fille est allaitée exclusivement (on commence le solide).
Depuis sa naissance, elle a déjà réussi une fois à dormir jusqu’à 10h45 en une fois et d’autres fois plus de 6h d’un coup (jusque-là elle était systématiquement endormie par moi, au sein).
Depuis que nous avons commencé à l’endormir en la berçant (mon mari, moi et une journée ma maman), elle se réveille entre 4 et 9 fois par nuit, en pleurs.
Elle se calme immédiatement au sein (pas toujours quand nous la prenons dans les bras). Et c’est comme si elle avait besoin du sein pour se rassurer (même dans son sommeil).
Nous avons également déjà essayé de l’endormir dans son lit, ça a déjà marché 2-3 fois.
Pour résumer, elle s’endort assez facilement en étant bercée, presque systématiquement au sein et exceptionnellement seule (nous ne la laissons jamais pleurer plus d’une minute, le temps de remonter dans sa chambre).
Elle a une routine chaque soir, la même depuis 2 mois (nous avons juste changé le moment de la tétée pour séparer la tétée de l’endormissement, sauf depuis les 9 réveils : je suis revenue a l’endormissement au sein car c’est ce qui fonctionnait le mieux).
Je ne sais pas si c’est une phase ces 6 à 9 réveils par nuit.
Je ne sais donc pas si je dois changer quelque chose ou attendre que ça passe.
L’endormir au sein le soir n’est pas un problème (même si nous avons envie qu’elle apprenne petit à petit à s’endormir seule). En revanche, je n’en peux plus des nuits avec trop de réveils…
Est-ce possible de m’aider ?
Pour mon premier nous avions aussi des difficultés, mais jamais eu autant de réveils par nuit ni une telle dépendance au sein.
Il faut savoir que chaque fin de nuit, après le xième réveil, je la laisse au sein, je me couche et m’endors avec elle comme ça. Au moins j’ai l’impression de dormir, elle ne pleure plus, mais elle tète presque toutes les 30 minutes alors…
Désolée pour les explications dans tous les sens mais mon cerveau est out.
Merci d’avance pour votre aide 🙏🏻
Bonjour,
D’abord, un point important : à 5–6 mois, les réveils nocturnes fréquents sont très classiques. C’est l’âge où le sommeil change profondément (cycles plus adultes, cerveau plus sensible à l’environnement). On observe souvent une période de chaos avec des réveils très rapprochés.
Mais dans votre cas, deux éléments méritent une vigilance particulière :
le fait que les réveils soient très nombreux (6–9 par nuit),
et surtout qu’ils soient systématiquement apaisés par le sein (alors que le bercement, ou même les bras, n’y suffisent pas).
👉 Cette combinaison évoque parfois un reflux gastro-œsophagien (RGO), même discret. Certains bébés tètent la nuit non pas par faim, mais parce que la succion soulage une gêne œsophagienne. Si c’est le cas, aucun ajustement de rituel ou d’environnement ne pourra “régler” le problème : il faut d’abord écarter (ou confirmer) cette piste avec un·e professionnel·le compétent·e.
Je vous encourage donc à en parler à un·e pédiatre ouvert sur le sujet, ou à contacter des personnes spécialisées comme Virginie de @Parent en Confiance ou Marina de Lact’Essence (qui connaît bien le lien allaitement/RGO).
En parallèle, voici quelques repères utiles :
Si les 6–9 réveils sont très récents, on peut aussi penser à un cumul : dents, nouvelle étape motrice, séparation plus marquée… Dans ce cas, ça peut être une phase transitoire (même si très difficile à vivre).
Endormir au sein n’est pas un problème en soi : à cet âge, c’est encore très physiologique. Mais si la nuit devient invivable, on peut commencer à associer d’autres appuis à la tétée (caresse, doudou, bercement), pour élargir la palette d’apaisement.
Le fait de vous endormir avec elle au sein en fin de nuit n’est pas une “mauvaise habitude”, c’est une stratégie de survie. Mais ça confirme que ses réveils sont rapprochés → donc ça mérite vraiment d’explorer la piste médicale en premier lieu.
En résumé :
Vérifiez avant tout la piste de l’inconfort/RGO.
Si elle est écartée, on explore les ajustements de rythme et d’appuis d’endormissement.
Et surtout, ne culpabilisez pas : ce que vous vivez est extrêmement courant, mais ça ne veut pas dire que vous devez “tenir comme ça” sans chercher de soutien.
Courage à vous, vous faites tout ce qui est possible pour elle, même quand vous avez l’impression de ne plus avoir de solutions 🌷